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AsPro Djinn

Association de Propriétaires de Blue Djinn & Djinn7

Editos

78 - Edito Juilet 2020

Aller sur l'eau au gré du vent, c'est un rêve de jeunesse. Mon enfance au milieu des vignes ne me prédisposait pas particulièrement à devenir un dingue de bateau ! Mais pourtant, j'ai toujours été attiré par l'eau, d'abord par la rivière pas loin où j'ai appris à nager, puis par les lacs dans les Vosges où il a été possible de louer une embarcation.
"Je continue sans escale vers les îles du Pacifique, parce que je suis heureux en mer, et peutêtre aussi pour sauver mon âme". Quand j'ai lu ces mots de Bernard Moitessier, j'ai su que la voile ferait partie de ma vie. Les occasions se sont présentées à partir de mes 20 ans avec des embarquements sur des dériveurs. Un passage par l'archipel des Glénan m'a donné les vraies bases de la voile et une assurance par passer à l'habitable. Au début, nous étions fiers de partir de La Trinité et de passer une nuit au port de Houat et même d'approcher Belle Ile. Divers voiliers de toutes tailles, mais aussi des planches à voiles et des canoës ont ensuite assisté à mes progrès.
Un jour de septembre 2007, pendant que je piqueniquais sur un banc au bord de l'Erdre, un petit bateau de croisière est passé poussé par le vent, dans une ambiance magique. J'ai compris à cet instant qu'il fallait que je devienne aussi l'heureux propriétaire d'un tel bateau. Ma quête du Graal a été longue à peser le pour et le contre. En décembre, au Nautic à Paris, je croise le chemin de Mic qui présentait le Blue Djinn et l'Aspro. Sûr, c'est ce bateau là qu'il me fallait. Mais Martine le trouvait trop petit, surtout la salle de bain... Après deux autres mois de recherche, nous avons fait le bilan des avantages et des inconvénients des différents petits croiseurs en fonction de notre programme et le Blue Djinn s'est imposé nettement. Le cockpit généreux et la table amovible et conviviale ont probablement été des facteurs déterminants.
Le Blue Djinn dériveur intégral est le bateau passepartout qui m'a donné beaucoup de satisfactions d'abord sur l'Erdre, puis en descendant la Loire, en Bretagne Sud avec la baie de Quiberon mon terrain de jeu et le golfe du Morbihan un havre pour se mettre à l'abri en cas de coup de vent. Gwenva Gwenn est allé folâtrer jusqu'à l'île Tudy par la mer, et a ensuite pris ses habitudes dans la Vilaine où habite mon fils Thomas qui est un autre grand utilisateur. La Vilaine a ainsi été remontée jusqu'à Rennes et même audelà jusqu'à Dinan.
Mais le secret du bonheur sur un Djinn, c'est l'Aspro, notre association de propriétaires particulièrement dynamique ! A chaque fin de printemps sauf justement en 2020, c'est la fête avec un grand rassemblement aux différents coins du pays. Gwenva Gwenn est allé à Noirmoutier, La Turballe, l'Ile de Ré, Arcachon, Morgat et Piriac. Et avec un Djinn, on est jamais seul. Sur le Google Groupe, les propriétaires sont tous solidaires pour partager les bonheurs des navigations et résoudre les petits soucis de la vie d'un propriétaire de bateau. Les semaines du petit cabotage dans le Finistère ont aussi été des rassemblements heureux avec une belle représentation desBlue Djinn. Avec l'approche de la retraite, je peux maintenant vivre pleinement mes rêves de voileux. A coté des traversées du golfe de Gascogne et des projets de transat sur des bateaux plus gros, je reste fidèle au Blue Djinn qui en cette fin de juin 2020, me voit embarquer avec Bernard pour rallier la Corse à partir du continent. Il y a pas longtemps, j'estimais que la balade était trop ambitieuse pour un Blue Djinn. Maintenant avec nos vécus, nous abordons ce projet confiant même s'il faut toujours être humble face à la mer.
Ami lecteur, si tu te poses la question de faire on non l'achat d'un voilier, je te conseille de faire le pas, tu ne devrais pas le regretter, et en particulier avec un Blue Djinn, un petit bateau robuste et tout terrain qui deviendra ton ami et te le rendra mille fois.


François Kammerer
Blue Djinn Gwenva Gwenn